Détails
Un vin de très grande garde !
Le vignoble du Rangen, du Domaine Zind-Humbrecht jouit de conditions de culture viticole extrêmes mais intéressantes : altitude élevée, climat tardif, forte pente exposée plein sud, sol acide et agressif, composé de roche volcanique sédimentaire, créant des conditions de travail très dures.
Ce vignoble aux vignes d'une quarantaine d'années a aussi la capacité de concentrer les raisins tard dans la saison, lorsque les chaleurs estivales sont passées. Les journées de septembre, voire d’octobre, peuvent sembler aussi chaudes qu’une belle journée d’été.
Comme dans beaucoup d’autres terroirs en 2010, le Pinot-Gris Rangen a pu développer une jolie pourriture noble
L’effet combiné de la rivière Thur, apportant de l’humidité et de la réverbération du soleil, et le sol sombre volcanique très desséchant peut expliquer une telle présence de pourriture noble sur un cépage à la peau aussi fragile que le Pinot-Gris,
Le nez possède une personnalité très proche de celle du Riesling en 2010.
Sans l’apport de pourriture noble (cire, encaustique, miel) qui distingue ce vin du Riesling, les arômes de pierre à fusil, fumée, iode, voire presque tourbés sont très proches de ceux du Riesling dans ce millésime.
Le nez est encore fermé et ne laisse en rien deviner la richesse en bouche.
Le palais est dense, long et très minéral, sans lourdeur, toujours grâce à cette élégance propre au millésime. La fin de bouche est moelleuse mais la minéralité et structure feront certainement évoluer ce vin vers une sensation de sec avec le temps.
Plus de détails :
Mise en bouteille 9/2011 ; Alcool acquis : 13.6° ; Sucres résiduels: 49 g/l ; 4.8 g/l H2SO4, pH: 3.6; Rendement: 17 hl/ha ; Optimum de dégustation: 2015-2040+ ; Age moyen des vignes : 41 ans ; Terroir : Volcanique (tufs & grauwackes), exposé sud, très forte pente. Indice 5 (domaine)
Comme dans beaucoup d’autres terroirs en 2010, le Pinot-Gris Rangen a pu développer une jolie pourriture noble alors que le Riesling était resté beaucoup plus sain. Le Rangen bénéficie d’un climat tardif qui est contre balancé par une exposition très solaire, ce qui permet souvent à ce terroir de rattraper et dépasser beaucoup de terroirs plus précoce. L’effet combiné de la rivière Thur, apportant de l’humidité et de la réverbération du soleil, et le sol sombre volcanique très desséchant peut expliquer une telle présence de pourriture noble sur un cépage à la peau aussi fragile que le Pinot-Gris, surtout sur la partie basse proche de la rivière. La coulure fut plus importante sur ce cépage car la floraison eut lieu plus tôt. La fermentation fut assez rapide (trois mois) pour terminer sur un équilibre moelleux, normal pour un vin ayant une telle richesse.
3/2012: le nez possède une personnalité très proche de celle du Riesling en 2010. Sans l’apport de pourriture noble (cire, encaustique, miel) qui distingue ce vin du Riesling, les arômes de pierre à fusil, fumée, iode, voire presque tourbés sont très proches de ceux du Riesling dans ce millésime. Le nez est encore fermé et ne laisse en rien deviner la richesse en bouche. Le palais est dense, long et très minéral, sans lourdeur, toujours grâce à cette élégance propre au millésime. La fin de bouche est moelleuse mais la minéralité et structure feront certainement évoluer ce vin vers une sensation de sec avec le temps. Vin de grande garde.